European Environmental Project (EEP)

project young people

sub-project cultural history


cultural history - Kulturgeschichte - histoire et culture

introduction
compte-rendu 96/97
compte-rendu 97/98
évaluation de l'activité en allemand :
G. Baumgartner (Montargis) [Français]
A. Borrmann (Rendsburg) [Deutsch]
évaluation de l'activité en anglais :
S. Mariaud (Montargis) [English]
David Leckey (Lancaster) [English]


compte-rendu de l’activité 1996/98

But : à l’intérieur du Projet Européen (EEP), développer l’aspect historique de l’environnement social et intégrer des enseignants non anglicistes.
But caché : cf. Claude Hagège, Die Vorherrschaft des Anglo-Amerikanischen : eine Gefahr für Europa, in Mitteilungen des Deutschen Germanistenverbandes, Heft 2/1997

Projet
- faire découvrir ou approfondir l’histoire et le mode de vie des habitants d’un pays étranger
- utiliser une langue étrangère comme véhicule de communication (compréhension et expression)

Forme
1. Recherche de documents sur l’histoire contemporaine (XXe siècle) du pays étranger
2. Rédaction d’autobiographies fictives d’un habitant du pays étranger en langue étrangère («Une personne d’environ 80 ans raconte sa vie»)
3. Envoi des textes rédigés dans le pays concerné
4. Analyse critique des textes par les élèves du pays étranger et rédaction de ces critiques
5. Retour des critiques aux élèves expéditeurs

Le choix du sujet permet la réactivation du vocabulaire de la famille et de la vie professionnelle, la première personne permettant les notations affectives, sentimentales, etc.


Compte-rendu de l’activité en 1996/1997

Participants

en Finlande : élèves germanistes des dernières classes de lycée (17/18 ans) - professeur : Kristiina Pekkanen
en France : élèves germanistes de classe de seconde (Allemand LV1), soit des élèves de 15/16 ans - professeur : Gilbert Baumgartner
en Allemagne : élèves de la 9e classe (15/16 ans) - professeur : Andreas Borrmann

La langue de communication utilisée a été l’Allemand, le travail pédagogique en langue vivante étrangère ne concerne donc que les deux premiers groupes (pour l’évaluation du travail en Allemagne, cf. compte-rendu d’Andreas Borrmann)

Chronologie

- janvier 1996 : discussion du projet à Tampere
- jusqu’en juin 1996 : mise au point du sujet par courrier. Le projet prévoit trois rédactions successives : l’enfance (famille, habitation, environnement) - la jeunesse (école, études) -l’âge adulte (travail, famille). La proximité de la fin des années scolaires respectives fait repousser l’opération à l’année 96/97.
- début septembre 1996 : arrivée à Montargis de la première série de rédactions finlandaises
- début octobre 1996 : arrivée à Montargis des parties II et III des rédactions finlandaises
- octobre/novembre 1996 : rédactions françaises, soit :
- recherche par les élèves de documents au CDI (doc. en anglais sur la Finlande)
- travail sur extrait du DTV-Atlas zur Weltgeschichte (heures de modules)
- rédactions individuelles (travail à la maison)
- correction évaluée des copies (morpho-syntaxe, sans intervention sur les contenus historiques)
- nouvelle rédaction après correction
- envoi des copies en Finlande (courrier postal)
- janvier 1997 : lecture et analyse des rédactions finlandaises (série I) - rédaction des commentaires et réexpédition en Finlande (le nombre de participants étant plus grand en France qu’en Finlande, plusieurs rédactions ont bénéficié de deux commentaires - travail en modules)
- février 1997 : réception des commentaires finlandais sur les textes de la première série - travail de compréhension en heures de modules
- février 1997 : lecture et analyse des rédactions finlandaises (séries II et III) - rédaction des commentaires et réexpédition en Finlande
- avril 1997 : rédactions françaises des parties II et III confondues - expédition en Finlande
- juin 1997 : réception in extremis des commentaires finlandais sur les textes français.

Evaluation de la pratique

- la différence d’âge entre les élèves finlandais et français n’était pas un problème : les acquis (et les lacunes) linguistiques étaient semblables
- la non adéquation des temps scolaires entre la France et la Finlande a entraîné des retards inévitables
- le choix d’un groupe Allemand LV1/Anglais LV2 n’est peut-être pas le plus judicieux : hétérogénéité des compétences, faible nombre d’heures de cours de langue LV1 (de plus, groupe exceptionnellement faible en LV1)
- le découpage préalable en 3 séries est sans doute trop lourd
- l’alternance expédition/réception/réexpédition a, malgré tout, fonctionné, même si les commentaires des deux séries françaises ont dû être faites par des groupes d’élèves différents en Finlande (absence de vue d’ensemble de l’autobiographie)

 

Compte-rendu de l’activité en 1997/1998

La conférence de cadrage, qui s'est tenue du 22 au 26 octobre 1997 à la Royal Grammar School de Lancaster, a permis aux participants d'élaborer de nouvelles modalités de l'échange de documents entre les élèves. Pour éviter quelques effets négatifs soulignés ci-dessus, il a été décidé de faire collaborer les classes en échange triangulaire en excluant l'utilisation de la langue maternelle. Ainsi, les travaux en langue allemande ont concerné les élèves français, anglais et finlandais. Les élèves allemands ont été intégrés aux "triangles" en langues française et anglaise.

Participants à l’activité en langue allemande :

en Finlande : 10 élèves germanistes des dernières classes de lycée (17/18 ans) - professeur : Tuula Pantzar
en France : 28 élèves germanistes de la classe de seconde 4 (Allemand LV2), soit des élèves de 15/16 ans - professeur : Gilbert Baumgartner
en Grande-Bretagne : 6 élèves germanistes des dernières classes de lycée (17/18 ans) - professeur : David Leckey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronologie :

 De nombreux contacts réciproques ont été nécessaires entre les professeurs au cours de l'année (e-mails, téléphone, courrier postal), notamment pour établir des dates limites d'expéditions, l'organisation des années scolaires dans les trois pays concernés étant très différente. Ainsi, l'année scolaire en Finlande s'est terminée trop tôt pour permettre aux élèves finlandais d'expédier leurs commentaires sur la seconde partie des rédactions françaises (voire de les rédiger ?).


Evaluations pédagogiques

Evaluation de l’activité en langue allemande

Gilbert Baumgartner, Lycée en Forêt, Montargis

La plupart des aspects négatifs relevés en 96/97 ont disparu en 97/98 (hétérogénéité des niveaux, pertes de temps, etc.). Le choix d'un groupe/classe homogène (classe de seconde Européenne, Allemand LV2) a favorisé l'émulation et la créativité des élèves. Le nombre de participants étant très différent d'un pays à l'autre (28 en France, 6 en Grande-Bretagne, 10 en Finlande), il a fallu photocopier les devoirs étrangers pour permettre aux élèves français de les commenter. Mais les commentaires ont ainsi favorisé un travail en groupes qui a permis des échanges (en langue étrangère) sur un même document.

L’investissement personnel des rédacteurs a été bien plus grand que lors de devoirs ordinaires ; la perspective de la lecture par un étranger a sans doute favorisé une autocorrection plus attentive. L’idée de pouvoir ensuite «corriger le correcteur» a réduit la crainte de l’évaluation.

Les acquis historiques et géographiques sont indéniables. Les commentaires des autochtones ont surtout relevé des anachronismes ou des incohérences sur les noms propres.

La plupart des commentaires en retour ont été flatteurs pour les élèves (de part et d’autre). Le courage de la recherche sur l’histoire d’un pays aussi lointain a toujours été valorisé par les lecteurs.

La conséquence la plus intéressante est sans doute la dédramatisation de l’écriture en langue étrangère : le parti pris d’envoyer des copies où restaient des fautes de langue a permis à chacun de mesurer les réelles capacités de communication. La découverte des fautes de l’autre a crée une complicité favorable au plaisir d’écrire. La deuxième série de rédactions a été faite avec moins d’appréhensions que la première. Pour certains élèves «en échec», la confiance en soi ainsi rétablie a permis l’approfondissement des connaissances en Allemand.


Evaluation de l’activité en langue allemande

Kulturgeschichte - in Biografien

Andreas Borrmann, Herderschule, Rendsburg

Cf Andreas Borrmann, Deutschunterricht in einem Europäischen Bildungsprojekt – Ein Erfahrungsbericht, in Mitteilungen des deutschen Germanistenverbandes, Heft 2/1997

Auszug :

[…] Bezüglich des Inhalts [der finnischen Texte] fielen einige charakteristische Züge auf, die auf nationale Unterschiede oder Vorurteile zu verweisen schienen: So waren fast alle beschriebenen Rollenpersonen AkademikerInnen. Zeigte sich hier eine Vorstellung von Deutschland als dem ,,Land der Dichter und Denker" ? War es typisch für Finnland ? Oder schlicht Ausdruck der sozialen Schicht, die die Partnerschule besucht ? Unangemessen war auch, daß fast alle Rollenpersonen in sehr jungen Jahren heirateten. Da waren offensichtlich finnische Verhältnisse selbstverständlich auf deutsche Personen projiziert worden.

Noch wesentlich interessanter war allerdings die Arbeit an eigenen Texten : Nun wurden umgekehrt Biografien finnischer Personen entworfen. Natürlich auf Deutsch, so daß der Aspekt des Fremdsprachentrainings entfiel. Dennoch führte die Erwartung, daß auch diese Texte jetzt im Ausland beurteilt werden würden, zu einer hohen Ernsthaftigkeit bei der Arbeit. Welche Rolle hatte Finnland eigentlich im 2. Weltkrieg ? Was sind typisch finnische Namen ? Was sind gängige Freizeitbeschäftigungen? Wie wohnt man in Finnland überhaupt ?

[…] Die Rückmeldungen enthielten dann auch viel Lob ob der zahlreichen zutreffenden Details; ein Beispiel: ,,Du hast wirklich gut Finnland studiert ! Du kennst Lasse Viren, die Stadt Jämsä, den Sportverband SVUL. Es stimmt auch, daß wir Finnen im Herbst gern Pilze sammeln. Die Sauna ist auch viel wichtig für uns Finnen. Ich könnte ohne Sauna nicht leben."

Dennoch traf natürlich auch manches nicht zu. So etwa immer wieder die Darstellung des Krieges: ,,Du erzählst, daß in Finnland selber kein Krieg war. Aber ich habe gelesen und von meinen Großeltern gehört, daß auch Tampere bombardiert wurde." ,,Warum bekam [deine Person] vom Krieg nicht sehr viel mit? Wir hatten auch Krieg. Ich habe aber nicht gehört, daß verwundete Deutsche nach Finnland kamen, aber vielleicht stimmt das." ,,Und noch eine Sache, wir führten auch Krieg in Lappland, und zwar gegen Deutsche."

Die Beschreibung schulischer Ausbildung orientierte sich häufig zu sehr am deutschen Modell, deshalb auch hier Verbesserungen: ,,In Finnland besuchen wir die Grundschule (sechs Jahre in der Unterstufe und drei Jahre in der Oberstufe) neun Jahre bevor man geht aufs Gymnasium." […] Fast immer wurden die Namen bemängelt, einige noch als schwedische akzeptiert - mit einem Hinweis auf die Zweisprachigkeit des Landes. Und wieder gab es Anmerkungen zum unterschiedlichen Heiratsalter: ,,Svenja heiratete, wenn sie 28 war, das kann möglich sein, aber 1970-1980 war es eine Mode, daß, wenn Frauen zirka 20 - 25 waren, sind sie schwanger geworden. Aiso meiner Meinung nach waren Frauen ganz jung. Aber es geht, 28 ist gut (Svenja ist eine klügere Frau gewesen)." Und natürlich gab es eine ganze Reihe von Hinweisen auf finnische Gepflogenheiten: Auf die Art Weihnachten zu feiern, auf die lange selbstverständliche Hilfe zu Hause, auf das späte Aufkommen von Diskotheken, auf die Vorliebe für Eishockey und Volleyball statt für Hand- und Fußball und natürlich immer wieder auf die Saunaleidenschaft. […]


Evaluation de l’activité en langue anglaise

Evaluation of the autobiography project

Stéphanie Mariaud, lycée en Forêt, Montargis

Aim of this project

Make the pupils in Finland, Germany and France write autobiographies about fictional characters, born in one of our two partner countries between the turn of the century and 1920.

Chronology

This project had been planned during the Conference m Lancaster ( October 1997) and we started working on it just after the holidays. Thus, in January 1998, my pupils sent the first part of their autobiographies to their partners (at least 700 words each). Unfortunately, we did not receive the work done by our partners at the same time and the children were a little disappointed. Then, we received the first part of the Finnish autobiographies. Even if they were much shorter than the ones we had sent, the pupils were delighted to read, correct and comment upon them. We therefore sent them back and received, nearly at the same time, our own autobiographies with plenty of interesting comments on them. Nevertheless we never received anything back from Germany, which was a little disappointing. Then, my pupils wrote the second part of their autobiographies. I again corrected them, but as it was nearly the end of the school year in Finland, we did not send them to our partners.

Evaluation

Insofar as the children have carried out a fair amount of research about the history, geography and culture of Finland and Germany, and as they have had to invent a relevant and interesting story written in the first person, this project has been a very positive one. Moreover, they have had to be very critical about their own work and about the one done by their partners, and it is always interesting to make the pupils acquire these thought processes. Yet, it could have been even more rewarding if it had been done as it was first planned to be.


Evaluation de l’activité en langue anglaise

Cultural History

David Leckey, The Royal Grammar School, Lancaster

This was a project which we in Lancaster joined only in the year 1997-98, after much pioneering work had been done in previous years by colleagues in Finland, Germany and, principally, by Gilbert Baumgartner in France.

We were pleased to be asked to join a scheme which had always sounded fascinating, but for which we had had either no suitable target group, or no responsible teacher, in previous years. For 1997-98, however, we could readily identify groups which could join in the work in both French and German languages.

The Concept

What was the idea behind the whole project? Basically, it was to create a fictional person, of whom one would then create a fictional biography: his or her entire background, family, upbringing and adult life. This was done in two parts during the course of the year: first came Childhood and Adolescence, then Adulthood. Before starting on the second of the two creative pieces, each participant would have sent off his "Childhood" piece to a partner in the project in another country - in fact, the country where his fictional biography was set - and it would have been returned, with helpful comments, by a true native of that country. These comments would appear not in the native language of the country concerned, but in the shared target language that both learners were trying to master.

For indeed, one of the basic principles of the project, and which made it not only linguistically valuable for all concerned, but which also put all concerned on an equal footing, was that all work exchanged should be in a foreign language. Thus, for example, in the "Finland-England-France" triangle, work in French was exchanged between the Finns and the English, but never with the French. There were several advantages to this idea: neither side of the exchange would feel linguistically inferior to the other; both sides would see that the other could make mistakes in their French, too - and quite often similar mistakes to their own; and yet in the "commentaires", the target language was used for a real purpose - to point out cultural inaccuracies, inconsistencies or anachronisms- and, let us not forget, often to praise the work of their exchange partners.

(For a schematic representation of the exchanges of biographies which took place, see Gilbert Baumgartner's diagrams).

 Free Rein to the Imagination

I well remember explaining the idea of the tasks that they were to attempt to my pupils: I had a Lower Sixth French and a Lower Sixth German group who took part in exchanges of biographies with: Finland (for the biographies in French) and France (for biographies in German).

At first, they clearly though that the idea was daft: why write about an imaginary French person in German?? But, as we discussed the idea further, and the possibilities it offered, they began to see just how creative they could be: just think, I told them, you can be anyone you want! You can feel what it's like to be a novelist, and you can create an entire character, an entire family, a whole series of events, a happy background, a sad background, and you can set it anywhere you want, provided you research it a little...

Well, not quite anywhere you want: obviously, it had to be somewhere in the target country, and we had agreed that the person created should have been born between 1920 and 1960, so that they would (i) still be alive in 1997 and looking back over their life, and (ii) would have reached adulthood.

This still left a huge range of possibilities, and I think we both created and received some fascinating characters: we created a reindeer herder in northern Finland, a homeless child in Second World War France, and we received railway workers from Lancaster and doctor's daughters from London. It was always fascinating to receive the first parts and see what kind of "people" we were getting, and the second parts, to see what had become of them in adult life - sometimes quite different from what we expected.

Only occasionally did the imagination run away with pupils too much: one of our pupils created a character who lived in the north of Finland who could only have been Santa Claus! Others had members of their family meet strange and unusual deaths...

But, in fact - and this in itself was interesting - most created characters who had happy, well-balanced childhoods, and who grew up to meet a girl/boy they fell in love with, married, and had lovely children with...perhaps inadvertently expressing an ideal of happiness and normality that lies deep within all of us?

Conclusion

This was, I think, the most truly creative of all the sub-projects, and once pupils got into it, they gained a great deal of pleasure from it: in their use of imagination; in their use of language; and in their contacts with their commentary partner: comments were always keenly awaited.

Yes, we learned a lot from this very worthwhile project: not least, that it is difficult to tell whether a Finnish first-name is suitable for a boy or a girl!